Un attroupement est l'
occupation des
parties communes d'un immeuble (hall, cage d’escalier, toit, etc) par un
groupe de personnes.Il faut alors distinguer le
simple rassemblement et les
situations où ce rassemblement
empêche la
circulation des occupants, le
bon fonctionnement des dispositifs de sécurité (portes coupe‑feu bloquées, issues de secours obstruées, digicodes détériorés, etc.) ou qui
nuit à la
tranquillité des lieux.
Dans ce dernier cas, ces regroupements sont souvent à l’origine de nuisances répétées (bruits, dégradations, menaces, etc.) qui peuvent créer un sentiment d’insécurité. Il est alors possible d’effectuer plusieurs actions.
Alerter le bailleur/propriétaire
Le bailleur a l’obligation de garantir à son locataire une jouissance paisible des lieux loués.
En cas d’attroupement dans les parties communes, le locataire doit :
Signaler la situation par écrit (mail, lettre recommandée, etc) au bailleur (propriétaire ou gestionnaire HLM)Il est recommandé d’indiquer dans le courrier la fréquence des rassemblements, la nature des troubles, les horaires, les menaces et dégradations éventuelles.Et demander au bailleur de prendre toutes les mesures utiles pour mettre fin au rassemblement.
Si l’immeuble est en copropriété, informer le syndic
Si l’immeuble est en copropriété , les occupants de l’immeuble (locataire ou propriétaire) peuvent saisir le
syndic pour :
Faire constater les troubles (rapports de gardien, photographies, vidéos, constats par un commissaire de justice )Et demander le renforcement des dispositifs de contrôle d’accès ou la mise en place d’une vidéosurveillance.
À savoir
Certaines décisions devront être votées par le
syndicat des copropriétaires lors d’une assemblée générale , le syndic ne pouvant pas les mettre en œuvre sans accord de la copropriété. C’est le cas, par exemple, de la mise en place d’une vidéosurveillance, de l’ajout de clauses encadrant l’accès à l’immeuble, interdisant certains usages des parties communes ou mettant en place des sanctions internes ainsi que de l’autorisation permanente de pénétrer dans les parties communes accordée à la police et à la gendarmerie.
Faire intervenir la police ou la gendarmerie
Il est également possible de
prévenir la
police nationale , la
gendarmerie ou la
police municipale pour qu’elle fasse
cesser le
trouble produit par l’attroupement et les éventuelles autres infractions que les agents pourront constater (violences, dégradations, menaces, usage ou trafic de stupéfiants , etc.).
Les personnes coupables d'attroupement risquent l'une des sanctions suivantes :
2 mois de prison et 3 750 € d’amende ( 6 mois de prison et 7 500 € d'amende lorsque l'attroupement est accompagné de violences ou menaces)Paiement d'une amende forfaitaire de 200 € . En fonction du délai de paiement de l'amende, son montant peut être réduit à 150 € ou augmenté à 450 € .
Les personnes coupables d'attroupement peuvent aussi avoir une
peine complémentaire de
travail d'intérêt général .