Le micro-entrepreneur est un entrepreneur individuel qui bénéficie d’un régime fiscal et social simplifié. Pour connaître le statut de la micro entreprise vous pouvez consulter la fiche sur le
micro-entrepreneur. Cette fiche s'intéresse à l'entrepreneur individuel soumis au
régime classique .
Caractéristiques principales de l'entrepreneur individuel
Lorsque l’entrepreneur souhaite exercer une
activité seul , l'entreprise individuelle est une très bonne option. Les formalités de création et la gestion de l'entreprise sont plus simples que celles d'une société. Par exemple, il n’est pas nécessaire de rédiger des statuts ou de constituer un
capital social. L'entreprise individuelle, contrairement à la société,
n'entraine pas la création d'une autre personnalité juridique . Elle est rattachée à la personne, c'est pourquoi une personne
ne peut pas posséder plusieurs entreprises individuelles (1 individu = 1 entreprise individuelle).
L’entrepreneur individuel peut exercer une activité commerciale, artisanale, agricole ou libérale.
Séparation des patrimoines professionnel et personnel de l'entrepreneur individuel
Lorsque l’entrepreneur crée une entreprise individuelle, son patrimoine personnel et son patrimoine professionnel sont
automatiquement séparés .Le
patrimoine professionnel est composé de tout ce qui est
utile à l’activité professionnelle . Il s'agit par exemple du local professionnel, du compte bancaire professionnel.Le
patrimoine personnel , quant à lui, est composé de tout ce qui n'entre pas dans le patrimoine professionnel : il s’agit des livrets bancaires, de la résidence secondaire.
Cette séparation protège le patrimoine personnel des éventuelles dettes professionnelles. En revanche, si l’entrepreneur ne respecte pas les obligations fiscales ou sociales, l'administration fiscale ou les organismes de sécurité sociale peuvent obtenir le remboursement de leurs créances sur les deux patrimoines.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur la
séparation des patrimoines .
Régime fiscal de l'entrepreneur individuel
L’entrepreneur individuel est en principe soumis à l’impôt sur le revenu (IR) mais il peut opter pour l’impôt sur les sociétés (IS) en demandant à être assimilé à une EURL .
Le régime d'imposition dépend de l’activité et du chiffre d'affaires.
Lorsque l’entreprise réalise des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) imposés à l'IR, elle est soumise à l'un des régimes suivants en fonction du montant du chiffre d’affaires :
Régime réel simplifié : le chiffre d'affaires est compris entre 188 700 € et 840 000 € .Régime réel normal : le chiffre d'affaires est supérieur à 840 000 € .
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur les
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : régimes réels d’imposition .Lorsque le chiffre d’affaires ne dépasse pas 188 700 € , l’entreprise individuelle peut opter pour le régime du micro-entrepreneur. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur le
régime du micro-entrepreneur .
Attention
Le chiffre d’affaires généré à compter du 1
er janvier 2026 (et déclaré en 2027)
est soumis , pour l’application du régime fiscal du micro-entrepreneur (micro-fiscal), à des nouveaux seuils dont
le montant sera fixé par la loi de finances pour 2026 . Cette loi doit être votée dans les prochaines semaines.Dans cette attente, les dispositions budgétaires prévues pour 2025 ont été reconduites par une
loi spéciale n° 2025-1316 du 26 décembre 2025 .
L’entreprise génère des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) imposés à l'impôt sur le revenu. Selon le montant du chiffre d'affaires, l’entreprise est soumise à l'un des régimes suivants :
Régime réel simplifié : votre chiffre d'affaires est compris entre 188 700 € et 840 000 € .Régime réel normal : Votre chiffre d'affaires est supérieur à 840 000 € .
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur les
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : régimes réels d’imposition .Lorsque le chiffre d’affaires ne dépasse pas 188 700 € , l’entreprise individuelle peut opter pour le régime du micro-entrepreneur. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur le
régime du micro-entrepreneur .
Attention
Le chiffre d’affaires généré à compter du 1
er janvier 2026 (et déclaré en 2027)
est soumis , pour l’application du régime fiscal du micro-entrepreneur (micro-fiscal), à des nouveaux seuils dont
le montant sera fixé par la loi de finances pour 2026 . Cette loi doit être votée dans les prochaines semaines.Dans cette attente, les dispositions budgétaires prévues pour 2025 ont été reconduites par une
loi spéciale n° 2025-1316 du 26 décembre 2025 .
L’entreprise génère des bénéfices industriels ( BIC ) et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux (BNC) qui sont imposés à l'impôt sur le revenu. Selon le montant du chiffre d 'affaires, l’entrepreneur est soumis à l'un des régimes suivants :
Régime réel simplifié : votre chiffre d'affaires est compris entre 77 700 € et 254 000 € .Régime réel normal : Votre chiffre d'affaires est supérieur à 254 000 € .
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les fiches sur les
bénéfices industriels et commerciaux (BIC) : régimes réels d’imposition et sur les
bénéfices non commerciaux : régime réel d’imposition .Lorsque le chiffre d’affaires ne dépasse pas 77 700 € , l’entreprise individuelle peut opter pour le régime du micro-entrepreneur. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur le
régime du micro-entrepreneur .
Attention
Le chiffre d’affaires généré à compter du 1
er janvier 2026 (et déclaré en 2027)
est soumis , pour l’application du régime fiscal du micro-entrepreneur (micro-fiscal), à des nouveaux seuils dont
le montant sera fixé par la loi de finances pour 2026 . Cette loi doit être votée dans les prochaines semaines.Dans cette attente, les dispositions budgétaires prévues pour 2025 ont été reconduites par une
loi spéciale n° 2025-1316 du 26 décembre 2025 .
L’entrepreneur peut décider
d'opter pour une imposition à l'impôt sur les sociétés. Il a 5 ans pour renoncer à l'option. Au-delà de ces 5 ans, aucun retour en arrière n'est possible. D'un point de vue fiscal, l’assimilation à une EURL créé une distinction entre l’entrepreneur individuel et son entreprise. Chacun dispose de son patrimoine propre. L’entreprise est soumise à certaines règles spécifiques à l'impôt sur les sociétés, notamment celles en matière de
report de déficit et de
plus-values professionnelles .Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur :
Passer de l’impôt sur le revenu (IR) à l'impôt sur les sociétés (IS) .
Revenus de l'entrepreneur individuel
La rémunération de l’entrepreneur dépend du
régime d'imposition de l'entreprise . Il est en principe soumis à l'impôt sur le revenu (IR) mais il peut opter pour l'impôt sur les sociétés (IS) en demandant à être assimilé à une EURL .
Lorsque l’entrepreneur est soumis à l'IR, la rémunération dépend du résultat fiscal de l’entreprise .
Lorsque l’entrepreneur a opté pour l'IS, il peut percevoir une rémunération fixe qui est déductible du résultat fiscal .Il peut aussi percevoir des dividendes .
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur les revenus d’un entrepreneur individuel.
Protection sociale de l'entrepreneur individuel
L’entrepreneur individuel est affilié à la sécurité sociale des indépendants et règle ses cotisations et contributions sociales à l’Urssaf.
Le montant et le calcul des cotisations sociales varient en fonction du revenu. Elles représentent environ 45 % du revenu d'activité.Lorsque l’entrepreneur a peu ou pas de revenus, ce montant diminue et l’entrepreneur verse des
cotisations minimales pour continuer à bénéficier d'une protection sociale.
L'Urssaf met à disposition un simulateur pour aider l'entrepreneur individuel à calculer le montant de ses cotisations sociales en fonction de ses revenus :
À savoir
La base de calcul des cotisations et contributions sociales ainsi que certains taux de cotisations vont évoluer en 2026, après la déclaration des revenus professionnels 2025.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter la fiche sur les
cotisations sociales et la
protection sociale du commerçant et de l’artisan .
Transmission de l'entreprise individuelle
L’entrepreneur peut transmettre son entreprise individuelle à un membre de sa
famille , à un
salarié ou à un
tiers (ex : une société). La transmission peut être réalisée à titre
gratuit (donation) ou à titre
onéreux (cession ou
apport en société ).La transmission peut porter sur le
fonds de commerce ou sur l'
intégralité du patrimoine professionnel (fonds de commerce, immeuble, surêtés et dettes professionnelles).Cette transmission donne lieu au paiement d'un
droit d'enregistrement au service de l'enregistrement.Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre dossier sur la
transmission d’entreprise .
Différences entre EI, SASU et EURL
Ce tableau a pour objectif de comparer les principales caractéristiques du statut d'entrepreneur individuel avec celui de l'associé unique d'une SASU ou d'une EURL.
Comparatif Entreprise individuelle, SASU et EURL